La pression financière sur l’État français s’accentue. Lors de l’adjudication du 3 septembre, le taux de l’OAT à dix ans est monté à 4,23 %, contre 3,90 % en août, soit son niveau le plus élevé depuis 2008.
Cette hausse peut sembler technique, mais ses conséquences sont très concrètes. Plus l’État emprunte cher, plus une part importante du budget doit être consacrée au service de la dette plutôt qu’aux politiques publiques.
Pour Sébastien Lecornu, le calendrier est particulièrement mauvais. Le gouvernement doit construire le budget 2027 dans un Parlement sans majorité et alors que chaque hausse des taux renchérit progressivement la facture financière.
L’augmentation ne frappe pas instantanément l’ensemble de la dette française, puisque les anciennes obligations conservent leurs taux. Mais à mesure qu’elles arrivent à échéance et doivent être refinancées, le coût moyen augmente.
Le débat budgétaire devient donc aussi un débat de crédibilité : moins les investisseurs croient à la trajectoire des finances publiques, plus ils peuvent exiger une rémunération élevée pour prêter à la France.
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