La rentrée scolaire a été fortement perturbée dans les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest après un confinement imposé par des groupes séparatistes anglophones. De nombreuses écoles sont restées fermées et plusieurs rues pratiquement désertes.
Les groupes armés ont menacé ceux qui ne respecteraient pas le mot d’ordre, créant un climat de peur autour des déplacements et de la reprise des cours.
Pour les enfants, la conséquence est particulièrement lourde. Après plusieurs années de conflit, l’école est régulièrement utilisée comme levier de pression entre séparatistes et autorités, au prix de mois ou d’années d’apprentissage perdus pour certaines familles.
Le problème dépasse donc le seul calendrier scolaire. Toute une génération grandit dans des régions où étudier peut devenir un acte exposé au risque sécuritaire.
La crise anglophone reste ainsi l’un des conflits les moins visibles d’Afrique centrale malgré son impact quotidien considérable sur les civils.
Site : PolitiqueDirect
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