Marine Le Pen cherche à construire une politique climatique très différente du modèle européen dominant. Le RN travaille notamment sur un plan d’adaptation évalué autour de 40 milliards d’euros, largement centré sur la climatisation, tout en défendant vingt nouveaux réacteurs nucléaires et en contestant plusieurs mesures du Green Deal.
La logique consiste à privilégier l’adaptation aux conséquences du réchauffement plutôt qu’une multiplication de normes destinées à réduire rapidement les émissions. Climatiser davantage les logements, écoles, hôpitaux et lieux publics deviendrait ainsi un outil central face aux canicules.
Le nucléaire représente l’autre pilier. Le RN le présente comme une source d’électricité abondante, décarbonée et produite en France, compatible avec son discours sur la souveraineté énergétique.
Cette stratégie permet également à Le Pen de maintenir son opposition à certaines politiques européennes concernant les véhicules, les logements ou les normes environnementales, qu’elle juge trop coûteuses pour les ménages.
Le pari politique est clair : tenter de reconnaître la réalité du changement climatique sans accepter le cadre réglementaire porté par l’Union européenne.
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