Le Fonds monétaire international a approuvé le déblocage immédiat d’environ 1,8 milliard de dollars en faveur de l’Égypte. Cette somme comprend 1,5 milliard au titre du programme élargi de crédit et 272 millions provenant de la Facilité pour la résilience et la durabilité. Les versements reçus par Le Caire dans le cadre de ces dispositifs atteignent désormais 7,3 milliards de dollars.
Le FMI estime que l’économie égyptienne a résisté aux conséquences des tensions régionales grâce à la flexibilité du taux de change, aux ajustements des prix des carburants et à la maîtrise des dépenses publiques. La croissance a atteint 5 % au troisième trimestre de l’exercice 2025-2026, tandis que la prévision annuelle demeure proche de 4,6 %.
L’institution reste toutefois préoccupée par le niveau élevé de la dette publique, les importants besoins de financement et la place dominante de l’État dans l’économie. Elle demande au gouvernement d’accélérer les privatisations, de céder davantage d’actifs publics et de créer des conditions plus favorables aux entreprises privées. Une politique monétaire restrictive et une discipline budgétaire durable sont également réclamées.
Ces exigences pourraient entraîner de nouvelles mesures sensibles pour la population, déjà confrontée à une inflation de 14,3 % en juin. Le programme initial de trois milliards de dollars, signé en 2022, avait été porté à huit milliards en 2024 après une grave pénurie de devises et une forte dépréciation de la livre égyptienne.







