Les premiers éléments des interrogatoires menés après l’arrestation des présumés putschistes au Bénin révèlent un projet particulièrement inquiétant. Selon les enquêteurs, le plan consistait à faire tuer le président Patrice Talon, puis à faire basculer le pays dans le bloc AES, l’alliance portée par les régimes militaires du Sahel, avec la Russie comme partenaire central. Les auteurs présumés parlaient même de lancer une « révolution » après la prise de pouvoir.
Ce scénario, décrit par les autorités comme un véritable projet de renversement de l’ordre constitutionnel, intervient alors que le Bénin tente de préserver sa stabilité dans un contexte régional marqué par les coups d’État et le repli sécuritaire. L’enquête se poursuit pour déterminer l’ampleur du complot, les soutiens dont auraient bénéficié les putschistes et le degré d’implication d’éventuels relais extérieurs. Le pouvoir béninois, lui, veut afficher sa fermeté et son attachement aux alliances traditionnelles du pays.








