Alger et Madrid actent une reprise officielle du dialogue diplomatique avec un signal concret au plus haut niveau du ministère. Le 25 janvier, le chef de la diplomatie algérienne Ahmed Attaf a reçu le nouvel ambassadeur d’Espagne Ramiro Fernández Bachiller, venu remettre les copies de ses lettres de créance, un geste qui marque la relance formelle des échanges politiques entre les deux capitales.
Cette reprise intervient après une longue période de crispation déclenchée par le dossier du Sahara occidental, qui avait conduit l’Algérie à suspendre le traité d’amitié de 2002 et à geler une partie des relations avec l’Espagne en 2022. Le changement d’ambassadeur, confirmé fin 2025, s’inscrit dans une normalisation progressive déjà alimentée par des contacts bilatéraux et des échanges ministériels ces derniers mois.
Reste désormais l’étape la plus attendue, transformer ce réchauffement en décisions politiques durables, avec des chantiers sensibles sur la table. Les deux pays cherchent à rétablir une relation plus stable autour de la coopération sécuritaire et migratoire, de l’énergie et du commerce, tout en évitant que le contentieux saharien ne relance une nouvelle crise au moindre signal.









