L’enquête sur plusieurs découvertes de corps de femmes dans la région de Johannesburg connaît un nouveau développement. Un neuvième corps a été retrouvé dans la zone d’Ekurhuleni, à l’est de la métropole, après huit découvertes précédentes qui avaient déjà provoqué une forte inquiétude. Les autorités sud-africaines poursuivent les investigations afin d’identifier les victimes, de déterminer les causes exactes des décès et d’établir s’il existe des liens entre les différents dossiers.
La police ne dit pas, à ce stade, qu’un seul auteur est responsable de l’ensemble des faits. Cette prudence est importante alors que les découvertes successives ont nourri des spéculations sur l’existence d’un tueur en série. Les enquêteurs examinent les lieux, les profils des victimes et les éléments médico-légaux avant de pouvoir confirmer ou écarter une connexion. Le président Cyril Ramaphosa a demandé qu’une enquête approfondie soit menée et que les responsables soient recherchés.
Le dossier intervient dans un pays déjà confronté à un niveau élevé de violences faites aux femmes. Pour les familles et les associations, l’urgence porte autant sur l’identification rapide des victimes que sur la transparence de l’enquête. Tant que la police n’a pas établi de lien formel, chaque décès reste juridiquement traité selon les éléments propres à son dossier. La découverte du neuvième corps augmente toutefois la pression sur les services chargés de faire la lumière sur cette série d’affaires.






