La découverte de huit corps de femmes dans la région de Kempton Park et d’Olifantsfontein depuis juillet provoque une nouvelle vague d’indignation en Afrique du Sud. Les victimes, âgées d’environ 20 à 38 ans, ont été retrouvées dans plusieurs secteurs à l’est de Johannesburg, certaines présentant des signes de violence.
La police a constitué une équipe dédiée et dit traiter les affaires comme prioritaires. Elle n’a toutefois pas établi que les huit dossiers sont liés et n’a pas confirmé l’existence d’un seul auteur. Cette prudence est importante : la proximité géographique et les similitudes relevées dans certaines découvertes ne suffisent pas, à ce stade, à établir un mode opératoire unique.
Des organisations de défense des femmes, des responsables économiques et des institutions publiques demandent un renforcement immédiat de la sécurité et des enquêtes. Le président Cyril Ramaphosa a demandé que les investigations soient accélérées et que tous les moyens nécessaires soient mobilisés.
Cette affaire intervient dans un pays où les violences faites aux femmes constituent déjà une crise publique majeure. Le débat porte donc à la fois sur l’identification des responsables de ces huit morts et sur la capacité de l’État à prévenir les violences, protéger les femmes et améliorer le taux d’élucidation. Pour l’instant, l’enquête doit encore déterminer si les dossiers relèvent d’une même série criminelle ou de faits distincts.







