Helen Zille veut gouverner Johannesburg sans Julius Malema ni Jacob Zuma. La candidate de la Democratic Alliance à la mairie a réaffirmé qu’elle ne formerait pas de coalition avec l’EFF ou uMkhonto weSizwe après les élections locales du 4 novembre.
La stratégie est claire : la DA veut demander aux électeurs une majorité suffisamment forte pour ne pas dépendre de partis qu’elle considère incompatibles avec son programme. Zille estime que les coalitions très fragmentées ont contribué à l’instabilité chronique de Johannesburg.
Le problème est mathématique. La ville est l’un des paysages électoraux les plus divisés d’Afrique du Sud, avec l’ANC, la DA, l’EFF, MK, ActionSA et plusieurs formations plus petites capables d’obtenir des sièges. Une majorité absolue d’un seul parti reste difficile à atteindre.
En excluant deux acteurs importants avant même le vote, Zille réduit volontairement ses options. Elle espère que cette fermeté rassurera les électeurs fatigués des changements de maires et des accords de dernière minute, mais elle peut aussi compliquer la formation d’un exécutif si aucun bloc ne domine.
Johannesburg devient ainsi un laboratoire du problème sud-africain des coalitions : les partis promettent de ne pas gouverner ensemble pendant la campagne, puis se retrouvent parfois contraints de négocier après les résultats. Zille veut briser ce cycle, mais elle devra d’abord obtenir les chiffres qui rendent cette stratégie possible.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







