Une organisation soudanaise de défense des droits humains affirme qu’au moins 72 chercheurs d’or ont été tués dans une frappe survenue samedi 10 octobre près de la frontière égyptienne. Le bilan et les circonstances ont été rapportés le 12 octobre par Reuters, repris notamment par Egypt Independent. L’organisation met en cause l’Égypte, mais cette attribution n’a pas été vérifiée indépendamment par l’agence de presse. Aucune responsabilité ne peut donc être présentée comme établie à ce stade.
Les victimes présumées travaillaient dans une zone d’exploitation artisanale de l’or, une activité qui fait vivre de nombreuses familles dans le nord du Soudan. Des témoins et organisations locales ont évoqué une attaque meurtrière, tandis que les informations disponibles restent fragmentaires sur le lieu exact, le nombre de personnes présentes et les moyens employés. Le Caire n’avait pas commenté publiquement ces accusations dans les éléments cités lors de la publication initiale.
La guerre soudanaise et les difficultés d’accès aux régions périphériques rendent les vérifications particulièrement complexes. Dans de telles circonstances, les premiers bilans peuvent varier selon les sources médicales, humanitaires ou militantes. Les familles attendent des informations précises sur les morts et les blessés, tandis que l’exploitation de l’or se poursuit souvent loin des centres administratifs et des mécanismes ordinaires de protection des travailleurs civils.
Une enquête indépendante serait nécessaire pour confirmer le nombre de victimes, identifier les engins utilisés et établir une éventuelle responsabilité. Les autorités concernées devraient pouvoir fournir des éléments vérifiables, tandis que les témoins doivent être protégés. En attendant, le bilan d’au moins 72 morts doit rester explicitement attribué à l’organisation qui l’a annoncé, et non être traité comme une conclusion judiciaire ou militaire définitive.





