La coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite affirme que l’aéroport international King Khalid de Riyad a été la cible de vingt attaques attribuées aux Houthis depuis le 1er octobre 2026. Le chiffre a été présenté jeudi 15 octobre par son porte-parole, le général Turki Al-Maliki, lors d’une conférence de presse relayée par Arab News. Il s’agit d’un bilan communiqué par l’une des parties au conflit, qui doit être attribué comme tel. La répétition des frappes alimente les inquiétudes concernant la sécurité aérienne et la protection des infrastructures saoudiennes.
Ces dernières semaines, la capitale saoudienne et plusieurs sites du royaume ont connu une forte escalade des attaques de missiles et de drones. Les autorités ont annoncé des perturbations importantes du trafic aérien et des victimes à la suite des tirs. Le porte-parole de la coalition a également évoqué dix-neuf morts et 364 blessés lors d’attaques visant différents aéroports du pays, selon les chiffres rapportés par Arab News. Ces nombres ne doivent pas être confondus avec un bilan propre au seul aéroport de Riyad.
Le conflit yéménite constitue l’arrière-plan de cette nouvelle phase de tensions. Les Houthis contrôlent une partie du territoire du Yémen et affrontent les forces soutenues par Riyad. Le groupe présente ses opérations comme un instrument de pression stratégique, tandis que la coalition saoudienne dit agir pour empêcher de nouvelles attaques. Les déclarations de chaque camp sont difficiles à vérifier entièrement de manière indépendante dans un environnement de guerre. Les autorités civiles doivent, en parallèle, assurer la sécurité des passagers et des travailleurs.
Le suivi des prochains jours portera notamment sur la réouverture complète des liaisons aériennes, la capacité des défenses à intercepter les projectiles et les initiatives diplomatiques éventuelles. Les annonces militaires ne permettent pas, à elles seules, d’anticiper la fin de l’escalade. La sécurité des infrastructures et la protection de la population restent les conséquences les plus immédiates de la confrontation.







