Des manifestations contre les projets de modification de la Constitution ont été dispersées par la police à Kinshasa et dans plusieurs autres villes de RDC. Des témoins cités par Reuters ont vu les forces de sécurité utiliser des gaz lacrymogènes et tirer des coups de semonce dans la capitale.
L’opposition estime que la réforme pourrait permettre à Félix Tshisekedi, actuellement dans son deuxième mandat, de briguer un troisième mandat après un référendum. Le président avait déclaré en mai qu’il pourrait envisager une nouvelle candidature si les électeurs approuvaient un changement des règles.
Le pouvoir conteste l’interprétation de l’opposition. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, accuse ses adversaires de diffuser de fausses informations et affirme que la discussion constitutionnelle ne doit pas être réduite à la question du maintien au pouvoir du chef de l’État.
Le débat se concentre désormais sur les garanties prévues par la Constitution actuelle, qui protège fortement la limitation des mandats. Les prochaines étapes parlementaires et l’éventuelle organisation d’un référendum seront donc suivies de près par les deux camps.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.






