La journaliste péruvienne Susy Isabel Aponte Polo, candidate au gouvernement régional d’Áncash sous les couleurs du mouvement Socios por Áncash, a été tuée par balles samedi 19 septembre pendant une activité de campagne à Caraz, dans la province de Huaylas. L’attaque s’est produite à proximité du marché de la ville alors qu’elle participait à une opération électorale avec des sympathisants. La Defensoría del Pueblo du Pérou a confirmé son assassinat et demandé une réponse urgente des autorités.
Selon les premiers éléments communiqués localement, plusieurs coups de feu ont été tirés contre la candidate et cinq autres personnes ont été blessées. La police a ensuite interpellé un homme en possession d’une arme à feu, mais les autorités doivent encore établir son éventuelle implication exacte dans l’attaque. Le parquet a ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances ainsi que le mobile du crime. À ce stade, aucune conclusion définitive n’a été rendue publique sur les commanditaires éventuels.
Quelques jours avant son assassinat, Susy Aponte Polo avait déclaré publiquement avoir reçu des menaces de mort. Elle avait également mis en cause un haut responsable de la police, affirmant qu’elle le tiendrait pour responsable s’il lui arrivait quelque chose. Cette accusation formulée par la candidate n’établit toutefois pas, en elle-même, un lien avec son meurtre et fait partie des éléments que les enquêteurs sont susceptibles d’examiner. Dans son activité journalistique, elle disait aussi enquêter sur des faits présumés de corruption impliquant différentes institutions et responsables locaux.
Le meurtre intervient à quelques semaines des élections régionales et municipales péruviennes prévues le 4 octobre. La Defensoría del Pueblo a demandé au ministère de l’Intérieur et à la Police nationale de renforcer les dispositifs de protection des candidats dans l’ensemble du pays. Elle a également appelé le ministère public à conduire une enquête rapide et exhaustive. Les autorités d’Áncash ont, de leur côté, réclamé un renforcement des mesures de sécurité dans la région après cette attaque.







