Rabiu Kwankwaso a démenti dimanche 18 octobre toute intention de retrait de son camp au profit d’Atiku Abubakar pour l’élection présidentielle nigériane de 2027. L’ancien gouverneur de Kano, présenté comme colistier de Peter Obi, a réagi à des informations selon lesquelles leur tandem pourrait finalement soutenir une autre coalition. Selon Premium Times, il a affirmé que le duo Obi–Kwankwaso maintenait sa candidature et entendait proposer une alternative au parti au pouvoir. Cette clarification concerne une stratégie électorale et ne constitue pas une prévision de résultat.
L’opposition nigériane reste divisée entre plusieurs personnalités connues, notamment Peter Obi, Atiku Abubakar et des responsables issus d’autres formations politiques. Les discussions sur des rapprochements ou des désistements reviennent régulièrement à l’approche des scrutins nationaux. Elles sont alimentées par la difficulté de rassembler des électorats régionaux et sociaux différents. Dans un pays fédéral de grande taille, la présence des partis et de leurs réseaux locaux pèse autant que les déclarations de leurs dirigeants au niveau national.
Kwankwaso a accusé certains acteurs de la campagne de l’ADC de diffuser des informations trompeuses sur son alliance. Ces accusations doivent être attribuées à leur auteur. Le maintien annoncé d’un ticket ne garantit pas qu’il restera inchangé jusqu’à l’ouverture du scrutin, car des procédures de désignation, des recours et de nouveaux accords politiques peuvent intervenir. À ce stade, aucune annonce publique vérifiée ne confirme un désistement en faveur d’Atiku dans les sources examinées.
La clarification peut toutefois renforcer la visibilité du tandem Obi–Kwankwaso auprès de ses sympathisants et obliger les autres opposants à préciser leur position. Le débat des prochains mois concernera les programmes économiques, la sécurité, la représentativité régionale et les règles de compétition électorale. Les électeurs devront disposer d’informations officielles sur les candidats effectivement enregistrés avant que les scénarios d’alliance puissent être analysés comme des engagements définitifs.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







