Le parti United List du Premier ministre letton Andris Kulbergs est arrivé largement en tête d’un sondage sortie des urnes diffusé le 3 octobre par la télévision publique. L’estimation le créditait d’environ 35,6 % des voix, nettement devant ses principaux concurrents. Ce résultat, s’il devait être confirmé, placerait le chef du gouvernement dans une position favorable pour tenter de rester au pouvoir.
Un exit poll n’est toutefois pas un résultat officiel. Il s’agit d’une estimation réalisée à partir d’entretiens avec des électeurs à la sortie des bureaux de vote et qui peut évoluer lorsque le dépouillement progresse. L’article doit donc être lu comme une photographie du soir du scrutin, avant la publication complète des résultats et l’attribution définitive des sièges au Parlement.
Même avec une avance importante, United List ne serait pas nécessairement en mesure de gouverner seul. Le système politique letton repose largement sur des coalitions et le Premier ministre devrait rechercher des partenaires si son parti ne dispose pas d’une majorité absolue. Les discussions postélectorales pourraient donc devenir aussi importantes que le score brut obtenu dans les urnes.
Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de forte préoccupation sécuritaire lié à la guerre en Ukraine et aux accusations d’actions hybrides russes dans les pays baltes. Cette dimension a pesé sur la campagne et sur les positionnements des partis. Au soir du 3 octobre, le message principal de l’exit poll est une avance nette de Kulbergs, mais toute conclusion sur le futur gouvernement doit attendre les résultats définitifs et les négociations de coalition.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.






