Les formations arabes israéliennes occupent une place importante dans la recomposition parlementaire issue des élections législatives du 27 octobre. Les résultats partiels publiés mercredi montrent qu’elles disposent d’un contingent susceptible d’influer sur la formation du prochain gouvernement. Leurs effectifs varient encore avec le dépouillement, tandis que les blocs conduits par Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot demeurent séparément sous le seuil de la majorité absolue.
La Knesset compte 120 sièges et la formation d’un gouvernement suppose normalement de réunir l’appui d’au moins 61 députés. Les partis arabes, notamment la Liste commune et Ra’am, présentent des orientations politiques différentes et ne peuvent être considérés comme un ensemble uniforme sur toutes les questions. Leur représentation parlementaire prend toutefois un poids particulier lorsque les grandes alliances n’atteignent pas seules la majorité requise.
Le scrutin intervient après plusieurs années de fortes tensions politiques et sécuritaires. Les questions relatives à la guerre, à la représentation des minorités et à la place des formations arabes dans les institutions alimentent le débat sur la construction d’une coalition. Netanyahu exclut une alliance gouvernementale dépendante de ces partis. Dans l’autre camp, des responsables ont également posé des conditions à d’éventuelles coopérations, ce qui limite les combinaisons parlementaires possibles.
Les chiffres diffusés dans la matinée du 28 octobre restent provisoires et ont changé au rythme des bulletins dépouillés. La participation élevée, fixée à 77,7 %, témoigne de la mobilisation électorale. La prochaine étape sera politique autant qu’arithmétique : les partis devront décider s’ils peuvent négocier des accords et sur quelles bases. Le poids parlementaire des formations arabes est désormais l’un des paramètres essentiels de ces discussions.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







