Gadi Eisenkot a défendu une alternance politique après les élections législatives israéliennes du 27 octobre. L’ancien chef d’état-major, qui dirige le parti Yashar et mène le principal bloc d’opposition à Benjamin Netanyahu, a interprété la forte mobilisation électorale comme un appel à changer la direction du pays. Sa prise de parole intervient alors que les résultats partiels du 28 octobre ne donnent de majorité absolue à aucun des deux grands camps.
Eisenkot présente sa candidature au pouvoir dans un paysage dominé par la question des alliances. La Knesset compte 120 sièges et un gouvernement doit pouvoir s’appuyer sur au moins 61 députés. La performance des partis arabes joue un rôle important dans les calculs, mais leurs relations avec les autres formations rendent les accords complexes. Le chef de l’opposition doit donc conjuguer son message de changement avec les contraintes concrètes d’une majorité parlementaire.
L’ancien responsable militaire a également insisté sur les enjeux de sécurité et sur la responsabilité des institutions. Le scrutin a été organisé après une période marquée par les conséquences de l’attaque du 7 octobre 2023 et des conflits qui ont suivi. La place de l’armée dans le débat politique, les orientations diplomatiques et la cohésion nationale font partie des dossiers qui structurent les prises de position des différents partis.
La participation de 77,7 % confirme l’importance accordée à cette consultation par les électeurs. Les résultats continuent de se préciser et les discussions entre partis devront déterminer les possibilités de coalition. Eisenkot souhaite transformer sa dynamique électorale en accord de gouvernement. L’issue dépendra du nombre final de sièges, des conditions posées par ses éventuels partenaires et des procédures constitutionnelles qui suivent le scrutin.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







