Le président ghanéen John Dramani Mahama s’est rendu à Hohoe alors que la municipalité tente de faire face à des inondations ayant déplacé plus de 5 000 habitants. Les données préliminaires de la National Disaster Management Organisation font état d’environ 5 140 personnes déplacées et de 412 maisons touchées dans onze communautés. Certaines constructions ont été entièrement détruites, tandis que des familles ont été accueillies temporairement dans des salles de classe et d’autres bâtiments disponibles.
La visite présidentielle du 2 octobre s’est accompagnée de la remise de produits de première nécessité aux personnes affectées. Les opérations de secours associent la municipalité, la NADMO, les services de sécurité, les autorités sanitaires, des élus locaux et des donateurs. Des matelas, couvertures, denrées alimentaires et produits ménagers ont déjà été distribués dans plusieurs quartiers. Les responsables locaux signalent cependant que les besoins restent supérieurs aux volumes disponibles, en particulier pour les ménages dont le logement est inhabitable.
La reconstruction commence également à se préparer. Ibrahim Mahama a promis 5 000 sacs de ciment destinés aux travaux, tandis qu’un comité local est chargé d’organiser la distribution des aides sur la base des besoins recensés. Les autorités sanitaires ont lancé des actions de prévention contre les maladies hydriques et rappellent aux habitants de ne pas réintégrer les bâtiments non déclarés sûrs. Dans certaines zones, les eaux commencent à se retirer, mais les dégâts sur les habitations et les équipements imposent une phase de récupération plus longue.
La crise de Hohoe place désormais l’accent sur deux priorités parallèles : l’hébergement immédiat des sinistrés et la remise en état des communautés touchées. Le bilan reste préliminaire et peut évoluer à mesure que les évaluations se poursuivent. Les autorités locales continuent de solliciter des contributions matérielles et financières pour couvrir les besoins des familles déplacées.
Les autorités municipales continuent en parallèle d’évaluer les routes, les installations publiques et les habitations endommagées. Ce recensement doit servir à hiérarchiser les réparations et à identifier les ménages qui auront besoin d’un relogement plus durable au-delà de la phase d’urgence.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







