L’économie ivoirienne devrait progresser de 6 % en 2026, après 6,5 % en 2025, selon le FMI. Cette croissance reste solide malgré le ralentissement de la demande extérieure et les incertitudes internationales. Elle devrait notamment être soutenue par la consommation, les investissements ainsi que l’expansion des secteurs minier et pétrolier.
Pour les ménages, cette performance peut favoriser la création d’emplois, les investissements publics et le développement des entreprises. Mais une hausse du PIB mesure l’augmentation globale de la richesse produite : elle ne signifie pas que les revenus de chaque famille progressent automatiquement au même rythme.
Dans le même temps, l’inflation devrait atteindre 3,3 %, principalement sous l’effet de la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie. Concrètement, un panier coûtant 100 000 F CFA reviendrait en moyenne à environ 103 300 F CFA un an plus tard si son prix suivait exactement l’inflation générale. Les ménages consacrant une grande part de leurs revenus à la nourriture, au transport et à l’électricité pourraient donc ressentir plus fortement cette augmentation.
Le pouvoir d’achat ne s’améliore réellement que lorsque les salaires et autres revenus augmentent plus vite que les prix. Si une personne reçoit toujours 200 000 F CFA par mois alors que ses dépenses progressent de 3,3 %, elle peut acheter moins qu’auparavant, même dans un pays affichant 6 % de croissance. L’enjeu sera donc de transformer cette croissance en emplois mieux rémunérés, en revenus agricoles plus élevés et en mesures ciblées pour protéger les ménages vulnérables.





