La police espagnole a commencé à transférer des centaines de migrants qui dormaient dans les rues de Ceuta vers une nouvelle installation temporaire. Les premières opérations ont eu lieu le 13 septembre, avec un déplacement vers des tentes installées près de l’ancienne prison de Los Rosales.
Cette mesure répond à la saturation provoquée par les arrivées massives de ces dernières semaines. Les structures d’accueil de l’enclave espagnole ne suffisent plus et les autorités cherchent à éviter que des centaines de personnes restent durablement sans abri.
La crise est devenue un sujet diplomatique entre Madrid et Rabat. Des responsables espagnols ont accusé les forces marocaines d’avoir laissé certains passages se produire, tandis que le Maroc rejette l’idée d’une stratégie organisée et affirme avoir lui-même renforcé les arrestations et les contrôles.
Le gouvernement espagnol reconnaît qu’il n’existe pas de preuve définitive d’une opération marocaine planifiée pour provoquer les franchissements. Les tensions restent néanmoins fortes autour de Ceuta et Melilla, dont la souveraineté est régulièrement contestée dans le débat politique marocain.
Le nouveau camp ne résout donc qu’un problème humanitaire immédiat. L’enjeu de fond reste la gestion de la frontière, les retours, les demandes d’asile et la relation entre deux pays qui doivent coopérer tout en s’accusant régulièrement de ne pas contrôler suffisamment les flux.






