Les marchés boursiers du Golfe ont reculé dimanche après les attaques de missiles et de drones revendiquées par les Houthis contre Riyad et d’autres cibles saoudiennes. L’indice principal de la Bourse saoudienne a terminé en baisse d’environ 0,3 %, tandis que le marché qatari a perdu autour de 1,1 %. Les mouvements sont restés contenus, mais ils traduisent la prudence des investisseurs face au retour d’un risque sécuritaire direct sur la capitale saoudienne et ses infrastructures.
Les Houthis ont affirmé avoir visé des sites « sensibles » à Riyad ainsi qu’une installation d’Aramco à Yanbu. Les autorités saoudiennes ont annoncé avoir intercepté au moins un missile et déjoué plusieurs autres attaques. Des images vérifiées ont montré une importante colonne de fumée près de l’aéroport international King Khalid, où des perturbations de vols ont été signalées. Les autorités n’ont pas confirmé toutes les affirmations formulées par les Houthis sur les cibles touchées.
Sur le marché saoudien, certaines valeurs exposées aux infrastructures et à l’énergie ont subi des prises de bénéfices, même si Saudi Aramco a finalement terminé la séance en hausse. Les investisseurs surveillent surtout le risque d’une répétition des attaques contre des installations pétrolières, des réseaux logistiques ou des routes commerciales. Une dégradation prolongée de la sécurité pourrait augmenter les coûts d’assurance et peser sur les perspectives économiques régionales.
L’attention se tourne maintenant vers les rencontres prévues à New York entre Donald Trump et plusieurs dirigeants du Golfe. Les marchés chercheront surtout des indications sur les efforts de désescalade et sur la position américaine face à la reprise des hostilités avec les Houthis. Pour l’instant, les baisses boursières restent modérées, mais la réaction montre que les tensions militaires recommencent à entrer directement dans les calculs des investisseurs régionaux.







