Le procès très médiatisé d’Alan Jones s’est ouvert lundi 3 août devant le Downing Centre Local Court de Sydney. L’ancien animateur de radio australien, âgé de 85 ans, comparaît pour 22 chefs d’accusation concernant six plaignants masculins. Il est notamment poursuivi pour 20 agressions avec acte indécent et deux attouchements sexuels présumés sans consentement.
Les faits reprochés se seraient déroulés entre 2003 et 2020, dans plusieurs lieux de Sydney ainsi que dans une ancienne propriété de l’accusé en Nouvelle-Galles du Sud. L’un des plaignants avait 17 ans au moment des faits présumés. Certains connaissaient Alan Jones dans un cadre professionnel, sportif ou personnel, selon les éléments présentés devant la juridiction.
La première journée a été marquée par le témoignage d’un ancien jeune athlète, qui affirme avoir bénéficié d’une aide financière et matérielle de Jones avant de subir des gestes non consentis. Le ministère public soutient que plusieurs plaignants se trouvaient dans une situation de dépendance ou craignaient de perdre un soutien professionnel. Ces affirmations devront être examinées pendant les audiences.
Alan Jones a plaidé non coupable de l’ensemble des charges et nie tout comportement répréhensible. Sa défense conteste la crédibilité des accusations et évoque notamment l’influence de rivalités médiatiques. Le procès, jugé sans jury par le juge Glenn Walsh, devrait durer plusieurs mois et entendre plus de 70 témoins. La présomption d’innocence reste applicable jusqu’au jugement.







