La rupture avec l’ère Viktor Orbán est en marche en Hongrie, mais sa vitesse commence à provoquer des interrogations. Depuis son arrivée au pouvoir, Péter Magyar mène une transformation rapide de plusieurs institutions façonnées durant les longues années de domination de son prédécesseur.
Les changements concernent notamment des structures et responsables régulièrement accusés par l’opposition d’avoir renforcé l’emprise du précédent gouvernement sur l’État. Pour la nouvelle majorité, ces réformes sont indispensables afin de restaurer des contre-pouvoirs jugés affaiblis.
Mais une question commence à émerger : jusqu’où peut aller la rupture sans donner l’impression d’une nouvelle prise de contrôle politique ? Certains soutiens de Magyar craignent qu’une transformation institutionnelle trop rapide ne fragilise la crédibilité démocratique du projet.
Le défi du nouveau gouvernement consiste donc à démontrer que le démantèlement de l’héritage Orbán repose sur des règles solides et non sur une simple inversion du rapport de force. Après des années de tensions avec les institutions européennes sur l’État de droit, la Hongrie entre dans une nouvelle phase où la méthode de la réforme sera presque aussi importante que son contenu.
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