Le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, participe au troisième sommet Russie–Afrique organisé à Moscou les 28 et 29 octobre. Sa présence s’inscrit dans les relations entretenues entre Bamako et la capitale russe, notamment sur les questions de sécurité, de coopération économique et de formation. Le rendez-vous réunit des représentants de 48 pays africains et plusieurs chefs d’État autour d’un programme politique et économique commun.
Pour le Mali, ce déplacement intervient dans un environnement diplomatique marqué par l’approfondissement des partenariats avec la Russie. Les discussions du sommet abordent des secteurs tels que l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les investissements, en plus des dossiers de sécurité. Le programme prévoit des séances plénières et des rencontres entre délégations, permettant aux responsables présents de présenter leurs priorités nationales à leurs interlocuteurs.
La coopération entre Bamako et Moscou occupe une place visible dans les choix diplomatiques des autorités maliennes. Le Mali appartient à l’Alliance des États du Sahel, aux côtés du Burkina Faso et du Niger. Cette appartenance donne également aux échanges avec la Russie une dimension régionale, puisque les États sahéliens mettent en avant des objectifs communs de souveraineté et de sécurité. Les enjeux économiques restent néanmoins distincts d’un pays à l’autre.
Le sommet doit examiner un plan d’action commun pour la période 2027-2029. Les décisions réellement adoptées préciseront la portée de la réunion pour les participants. Dans le cas du Mali, les priorités porteront sur les retombées concrètes des discussions : projets identifiables, modalités de coopération et suivi des engagements. La participation de Goïta place Bamako parmi les capitales africaines représentées au plus haut niveau lors de cette séquence diplomatique.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.






