L’Iran a averti qu’il pourrait frapper des installations énergétiques situées dans plusieurs pays du Golfe si les États-Unis lançaient de nouvelles attaques contre son territoire. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, aurait transmis cet avertissement lors d’échanges avec des responsables turcs, pakistanais et saoudiens. Téhéran affirme disposer de plans de riposte visant notamment des infrastructures en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar.
Cette menace intervient alors que Donald Trump envisage de nouvelles opérations militaires contre l’Iran, sans qu’un ordre définitif ait encore été annoncé. Washington accuse Téhéran d’attaquer des intérêts américains et de perturber la navigation commerciale. De son côté, le pouvoir iranien prévient qu’il considérerait toute aide logistique ou militaire apportée aux forces américaines comme une participation directe au conflit.
Les pays du Golfe cherchent à éviter une nouvelle escalade susceptible d’atteindre leurs terminaux pétroliers, leurs raffineries et leurs installations gazières. L’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats multiplient les appels à la retenue et tentent de maintenir des canaux diplomatiques ouverts. Une attaque contre ces infrastructures pourrait perturber durablement les exportations régionales et accentuer les tensions sur les marchés mondiaux de l’énergie.
La situation est également préoccupante dans le détroit d’Ormuz, où le trafic maritime a fortement diminué après plusieurs menaces et incidents. Ce passage constitue une route essentielle pour les exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Malgré les déclarations hostiles, des médiateurs régionaux poursuivent leurs efforts afin d’empêcher le conflit de s’étendre aux principaux producteurs d’énergie du Golfe.






