Une saisie spectaculaire en France relance le débat sur la sécurité des ports ghanéens. Les douanes françaises ont découvert à Dunkerque près de 3,9 tonnes de cocaïne dissimulées dans un conteneur de déchets plastiques arrivé du Ghana.
La valeur de rue de la cargaison est estimée à environ 225 millions d’euros, soit plus de 261 millions de dollars. Une partie du chargement devait initialement poursuivre sa route vers Anvers. Le parquet français spécialisé dans la criminalité organisée a ouvert une enquête.
Au Ghana, le député John Ntim Fordjour demande désormais une enquête approfondie sur la manière dont un tel conteneur a pu quitter le pays. L’opposition veut également que les autorités portuaires, les services de sécurité et les responsables politiques expliquent quelles procédures de contrôle ont été appliquées.
La saisie ne prouve pas à elle seule que des responsables ghanéens ont participé au trafic. Elle alimente toutefois les inquiétudes après plusieurs autres affaires récentes de stupéfiants liées à des cargaisons ayant transité par le Ghana.
Le sujet devient donc politique : il ne s’agit plus seulement de poursuivre les trafiquants identifiés à l’étranger, mais de déterminer si des failles structurelles permettent à de très gros volumes de drogue d’utiliser les ports ghanéens comme point de départ ou de transit.







