La Banque de France a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,4 %, contre 0,5 % précédemment. L’institution pointe une consommation prudente et des investissements d’entreprises freinés par les taux, les prix de l’énergie et les incertitudes géopolitiques.
Le pouvoir d’achat des ménages devrait également reculer en 2026, l’inflation progressant plus vite que les salaires. La banque centrale prévoit ensuite une amélioration en 2027 et 2028 si les tensions énergétiques se réduisent.
Le marché du travail se dégrade lui aussi : le chômage est attendu autour de 8,4 % en fin d’année selon les nouvelles projections. Les investissements privés restent faibles, ce qui pèse sur les perspectives à moyen terme.
Ces chiffres compliquent la préparation du budget 2027. Avec une croissance limitée, les recettes fiscales progressent moins vite et les marges de réduction du déficit deviennent plus étroites, alors que la campagne présidentielle commence à peser sur les choix économiques.







