Un drone russe a frappé un train de voyageurs sur la liaison Kyiv-Varsovie près de la frontière polonaise, dans l’un des incidents les plus sensibles des dernières semaines. Les 206 passagers ont survécu et aucun décès n’a été signalé.
L’attaque a eu lieu sur un axe situé à proximité du passage Dorohusk-Yahodyn. Quelques minutes auparavant, un train transportant plusieurs personnalités occidentales avait emprunté la même ligne. Parmi elles figuraient l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson et l’ancien directeur de la CIA David Petraeus.
Les autorités ukrainiennes n’ont pas établi avec certitude que la délégation était directement visée, mais elles considèrent la proximité temporelle comme extrêmement préoccupante. Un autre drone a également touché une station-service voisine et provoqué l’incendie de camions.
Varsovie a dénoncé une nouvelle escalade aux portes de la Pologne, donc de l’OTAN. La Russie affirme pour sa part viser des infrastructures utilisées pour transporter du matériel militaire occidental vers l’Ukraine.
L’absence de victimes évite une crise encore plus grave, mais l’incident montre à quel point la frontière entre guerre ukrainienne et sécurité de l’Alliance devient étroite. Plus les frappes se rapprochent de la Pologne, plus le risque d’erreur, d’interception ou de débordement augmente.







