La tension monte autour d’Atiku Abubakar à l’approche de la présidentielle nigériane de 2027. Dino Melaye, figure de l’African Democratic Congress, a averti que l’opposition organiserait une mobilisation importante si l’EFCC décidait de convoquer, interroger ou arrêter son candidat.
La menace intervient après le dépôt d’une pétition demandant à la commission anticorruption de rouvrir des allégations remontant à la période où Atiku était vice-président. L’ancien député Ehiozuwa Agbonayinma souhaite notamment que l’EFCC réexamine des accusations financières déjà évoquées dans des dossiers antérieurs.
Melaye qualifie la démarche de politique et affirme qu’Atiku a déjà été soumis à plusieurs enquêtes sans condamnation pénale sur ces accusations. L’EFCC n’a pas annoncé publiquement qu’elle allait arrêter ou convoquer l’ancien vice-président, ce qui signifie que la mise en garde de Melaye reste pour l’instant préventive.
Les accusations visées par la pétition ne doivent pas être présentées comme établies. Atiku les rejette et son entourage parle d’une tentative d’utiliser les institutions anticorruption pour affaiblir un adversaire politique. Les auteurs de la pétition soutiennent au contraire qu’un nouvel examen est justifié.
Le risque politique est évident : toute initiative de l’EFCC contre Atiku serait immédiatement interprétée à travers le prisme de la présidentielle. Dans un pays où les grandes confrontations électorales provoquent rapidement des mobilisations de rue, la manière dont les autorités traiteront ce dossier sera observée autant pour son fond judiciaire que pour ses conséquences politiques.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







