Le Plan national de développement 2026-2030 repose sur six piliers : paix et sécurité, modernisation agricole, promotion du secteur privé et industrialisation, développement du capital humain, infrastructures stratégiques et bonne gouvernance. L’objectif annoncé est d’accélérer la transformation économique de la Côte d’Ivoire et de la faire accéder au rang des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2030.
Dans l’agriculture, le gouvernement veut augmenter la productivité et transformer davantage les matières premières sur place. Le taux de transformation du cacao devrait ainsi passer de 42 % à 50 %, et celui de la noix de cajou de 43,2 % à 70 %. Cette montée en puissance de l’agro-industrie doit créer plus de valeur ajoutée, réduire la dépendance aux exportations brutes et soutenir l’émergence d’entreprises ivoiriennes plus compétitives.
Le PND prévoit également de renforcer les infrastructures de transport, d’énergie et de services dans les villes secondaires afin de développer des pôles économiques régionaux. L’industrialisation ne doit donc plus se concentrer uniquement autour d’Abidjan : elle doit attirer les investissements dans les régions, favoriser l’emploi des jeunes et améliorer l’accès à la formation ainsi qu’aux services essentiels.
L’intelligence artificielle et le numérique sont présentés comme des leviers transversaux pour améliorer la productivité de l’administration et des entreprises. Sur le plan de la gouvernance, l’État promet un suivi davantage orienté vers les résultats, une meilleure coordination des politiques publiques et un rôle accru du secteur privé. La réussite du plan dépendra toutefois de sa mise en œuvre concrète et de sa capacité à transformer la croissance économique en emplois et en amélioration visible des conditions de vie.






