L’absence récente de Mamadi Doumbouya de Conakry remet en lumière le rôle central du général Amara Camara au sommet de l’État guinéen. Certains médias le présentent désormais comme le « petit président », une expression destinée à illustrer son influence au palais Mohammed-V. Cette appellation reste toutefois médiatique et ne correspond à aucune fonction institutionnelle officielle.
Amara Camara occupe officiellement le poste de ministre secrétaire général de la présidence. À ce titre, il coordonne une partie importante du fonctionnement administratif du palais, supervise certaines cérémonies et transmet régulièrement les orientations du chef de l’État. Il a notamment présidé l’installation de conseillers présidentiels et représenté Mamadi Doumbouya lors de rencontres internationales.
Sa montée en puissance s’est encore confirmée en 2026. Reconduit à son poste en février, il a été élevé au rang de général de corps d’armée en mars. Ces décisions témoignent de la confiance que lui accorde Mamadi Doumbouya, investi président pour un mandat de sept ans après l’élection de décembre 2025.
Aucune annonce officielle consultée ne désigne toutefois Amara Camara comme président par intérim. Son influence repose surtout sur sa proximité avec le chef de l’État et sur les responsabilités étendues attachées au secrétariat général de la présidence. En l’absence de Doumbouya, il apparaît donc comme l’un des principaux gardiens de la continuité administrative, sans devenir juridiquement le chef de l’État.







