L’African National Congress aborde les élections municipales sud-africaines avec un problème administratif majeur. Les listes définitives publiées par la Commission électorale ont écarté 181 candidats de l’ANC après le dépassement des délais prévus pour finaliser leurs candidatures. Les sièges concernés se trouvent dans plusieurs municipalités de trois provinces, à quelques semaines du scrutin prévu le 4 novembre 2026.
L’ANC affirme avoir rencontré un problème technique sur le système électronique de la Commission électorale au moment de finaliser les dépôts. Selon le parti, certains responsables auraient été déconnectés avant de pouvoir valider leurs listes. La Commission électorale conteste cette version et soutient que sa plateforme fonctionnait normalement. Le différend s’est donc déplacé devant la justice électorale, qui a rejeté une première tentative de l’ANC visant à faire réintégrer les candidats concernés.
L’enjeu ne se limite pas aux 181 noms. Dans une élection municipale, une candidature manquante peut modifier localement la compétition dans un quartier ou une circonscription, surtout lorsque les écarts sont faibles. L’ANC cherche à reprendre ou consolider plusieurs municipalités importantes après des années de recul électoral et de coalitions instables. Chaque siège non disputé réduit donc mécaniquement ses possibilités dans les assemblées locales concernées, sans permettre pour autant de prédire l’issue générale du scrutin.
Le dossier pose aussi une question de gouvernance interne. Un grand parti doit coordonner des centaines de candidatures, vérifier les informations administratives et respecter des délais identiques pour tous. L’ANC soutient que la technologie a joué un rôle ; la Commission estime au contraire que le parti a simplement manqué de temps. Sauf retournement judiciaire, la campagne devra donc se poursuivre avec ces candidatures absentes des bulletins.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







