Xi Jinping veut donner aux BRICS une dimension technologique beaucoup plus ambitieuse. À New Delhi, le président chinois a proposé la création d’une zone d’intelligence artificielle open source commune aux membres du bloc.
Le projet s’inscrit dans son concept de « Greater BRICS », qui doit approfondir la coopération dans l’IA, le commerce, les chaînes d’approvisionnement, la finance et les zones économiques spéciales. Pékin veut notamment partager davantage de modèles, d’outils et de formations avec les économies émergentes.
La proposition répond directement à la domination américaine sur les technologies les plus avancées. Les entreprises des États-Unis contrôlent encore une grande partie des modèles de pointe, des infrastructures cloud et des puces nécessaires à l’entraînement.
La Chine cherche donc à se positionner comme fournisseur alternatif pour le Sud global. Une plateforme BRICS permettrait de mutualiser des ressources et de réduire la dépendance technologique envers les standards américains, tout en augmentant l’influence chinoise sur les normes futures.
Reste une difficulté majeure : les membres des BRICS ont des intérêts, des niveaux technologiques et des règles numériques très différents. Transformer l’annonce en véritable écosystème commun demandera bien plus qu’un accord politique. Mais le signal stratégique est clair : Pékin veut faire de l’IA un pilier du nouvel ordre économique qu’il propose aux pays émergents.







