Les autorités russes affirment que leurs systèmes électoraux et certaines infrastructures de communication ont subi plusieurs attaques pendant les élections législatives organisées du 18 au 20 septembre. La présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, a déclaré qu’une attaque importante avait visé le système de vote électronique de Moscou pendant la nuit, tout en assurant que le dispositif restait opérationnel.
Le ministère russe du Numérique a également fait état d’une tentative de sabotage visant des lignes de communication dans l’Extrême-Orient russe. Selon les autorités, la tentative a été déjouée et les communications rétablies. Les informations disponibles ne permettent pas de vérifier indépendamment l’origine de ces attaques ni leur ampleur exacte. Les responsables russes disent qu’elles ont été repoussées sans compromettre le déroulement du vote.
Vladimir Poutine a accusé l’Ukraine de vouloir interférer avec les élections, sans présenter publiquement de preuves étayant cette accusation dans les informations disponibles. Kiev rejette plus largement la légitimité du scrutin organisé dans les territoires ukrainiens occupés et annexés par Moscou, dont l’annexion n’est pas reconnue par la majorité de la communauté internationale.
Le vote constitue la première élection à la Douma d’État depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Plusieurs candidats opposés à la guerre ont été écartés du scrutin. Les annonces de cyberattaques ajoutent donc un enjeu de sécurité numérique à un scrutin déjà fortement contesté. Pour établir les responsabilités techniques, il faudrait des éléments forensiques indépendants qui n’ont pas été rendus publics à ce stade.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







