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Présidentielle 2027 : les banques réclament une garantie publique pour financer les candidats

Les banques françaises demandent une garantie de l’État avant d’accorder des prêts aux candidats à la présidentielle de 2027.

Les banques françaises demandent à l’État de partager les risques liés au financement des campagnes pour l’élection présidentielle de 2027. Olivier Gavalda, directeur général de Crédit Agricole SA et futur président de la Fédération bancaire française, estime qu’une garantie publique faciliterait l’octroi de prêts aux candidats, aujourd’hui considérés comme particulièrement risqués.

Les établissements redoutent notamment qu’un candidat n’atteigne pas le seuil de 5 % des suffrages ou que son compte de campagne soit rejeté. Dans ces situations, le remboursement public peut être fortement réduit ou supprimé, laissant la banque exposée à une éventuelle incapacité de remboursement. La CNCCFP contrôle les comptes et détermine le montant finalement versé par l’État.

La Fédération bancaire française a donc demandé au gouvernement de Sébastien Lecornu d’étudier un dispositif dans lequel l’État et les banques supporteraient ensemble le risque. Parmi les solutions envisagées figurent une garantie publique renforcée, un financement direct ou la création d’un consortium réunissant plusieurs établissements afin de répartir les prêts et les risques d’image.

L’objectif est également d’éviter que certains candidats se tournent vers des banques étrangères ou des prêteurs privés faute de solution en France. Tous les prétendants bénéficient déjà d’une avance forfaitaire de 200 000 euros, mais celle-ci demeure insuffisante pour couvrir une campagne présidentielle. Les discussions devraient donc se poursuivre avant l’entrée dans la phase décisive du scrutin.

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