Le principal espoir diplomatique autour du détroit d’Ormuz vient de subir un sérieux contretemps. Oman a annoncé le report d’une réunion prévue ce lundi entre l’Iran et plusieurs monarchies du Golfe autour d’un projet encadrant la navigation dans ce passage stratégique.
Le ministre omanais des Affaires étrangères a expliqué que la décision avait été prise « dans l’intérêt du consensus ». Téhéran devait participer aux discussions et présenter, avec Oman, une proposition destinée à réduire les risques pour les navires commerciaux.
Le report arrive au pire moment. Le pipeline saoudien Est-Ouest, qui permet justement de contourner Ormuz en transportant le pétrole vers la mer Rouge, reste partiellement fermé après des attaques de drones. La pression s’exerce donc simultanément sur les voies maritimes et sur les routes terrestres alternatives.
Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi, car Ormuz reste l’un des passages les plus importants au monde pour les exportations d’hydrocarbures. Tout retard diplomatique augmente le coût de l’assurance, du transport et de la sécurisation des cargaisons.
Oman n’a pas abandonné les discussions, mais leur report montre que les États du Golfe et l’Iran ne sont pas encore prêts à s’entendre sur les règles du jeu. Tant qu’aucun accord ne sera trouvé, la navigation restera dépendante d’un équilibre militaire extrêmement fragile.







