Les agents publics nigérians ont commencé vendredi 2 octobre une grève d’avertissement de trois jours à l’appel du Joint National Public Service Negotiating Council. Le mouvement concerne les personnels relevant des administrations fédérale, des États et des collectivités locales. Dans une circulaire adressée à ses organisations affiliées, le conseil a demandé une mobilisation générale après l’expiration d’un ultimatum fixé au 30 septembre.
Les revendications portent d’abord sur le coût du carburant. Le JNPSNC demande au gouvernement fédéral de ramener le prix de l’essence à 500 nairas le litre. Les syndicats réclament également une prime salariale immédiate pour compenser la hausse du coût de la vie et l’ouverture de négociations sur un nouveau salaire minimum national. Ces demandes sont celles des organisations de travailleurs et n’ont pas été annoncées comme des mesures acceptées par l’exécutif.
Le conseil regroupe huit organisations du secteur public, parmi lesquelles la Nigeria Civil Service Union, la Medical and Health Workers Union, l’Association of Senior Civil Servants of Nigeria et la National Association of Nigerian Nurses and Midwives. Le mouvement est prévu du 2 au 4 octobre. Sa portée réelle peut varier selon les administrations et les États, mais l’objectif affiché par les organisateurs est de faire pression sur le gouvernement avant une éventuelle nouvelle phase de mobilisation.
Cette grève intervient dans un contexte de tensions persistantes autour des prix de l’énergie et du pouvoir d’achat. Les syndicats présentent la baisse du prix de l’essence et la revalorisation des revenus comme des réponses immédiates à la pression supportée par les ménages. L’issue de l’action dépendra des discussions qui pourront s’ouvrir avec les autorités après ces trois jours de cessation de travail.
Le caractère limité à trois jours distingue cette action d’une grève illimitée. Le JNPSNC utilise cette première cessation de travail comme avertissement et conserve la possibilité d’adapter la suite de sa mobilisation en fonction de la réponse du gouvernement aux demandes formulées dans son courrier de septembre.







