À quelques jours des élections législatives marocaines du 23 septembre, un chiffre résume le défi de participation des plus jeunes. Les 18–24 ans représentent environ 12 % de la population du royaume, mais seulement 3 % des électeurs inscrits, selon des données officielles citées par Reuters. Ce décalage place la mobilisation de la jeunesse au centre d’une campagne dominée par les questions d’emploi, de logement et de pouvoir d’achat.
Les grands partis ont adapté leurs messages à cette réalité. Le Rassemblement national des indépendants et le Parti authenticité et modernité, notamment, mettent en avant la création d’emplois et l’accès au logement. Le chômage des jeunes reste élevé et une part importante des moins de 30 ans se trouve hors emploi, études ou formation. Dans ce contexte, l’enjeu pour les formations politiques est autant de convaincre que de faire inscrire et déplacer une génération qui s’est largement tenue à distance du processus électoral.
Le scrutin déterminera la composition de la Chambre des représentants et la majorité gouvernementale, dans un système où le roi conserve des prérogatives centrales sur les grandes orientations de l’État. Le faible poids des 18–24 ans sur les listes électorales ne permet pas, à lui seul, de prévoir leur comportement politique. Il montre toutefois que les priorités affichées en direction de la jeunesse devront être confrontées à une participation électorale qui demeure structurellement faible dans cette tranche d’âge.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.






