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La lutte contre Ebola en RDC perturbée par une grève des soignants

Des agents de santé mobilisés contre Ebola réclament le paiement de plusieurs mois de salaires et de primes en RDC.

La riposte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo est fragilisée par un mouvement de grève dans l’est du pays. Plusieurs agents mobilisés dans la surveillance, la prise en charge des malades et la recherche des personnes-contacts protestent contre des salaires et des primes impayés depuis près de trois mois. Cette mobilisation risque de ralentir des opérations essentielles pour contenir la propagation du virus.

La province de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie, fait déjà face à de nombreuses difficultés logistiques et sécuritaires. Les violences armées compliquent les déplacements des équipes médicales, tandis que le manque de véhicules, de matériel de protection et de personnel limite la surveillance dans certaines communautés reculées. La grève accentue donc la pression sur un système sanitaire déjà fortement éprouvé.

Déclarée le 17 mai 2026, cette nouvelle épidémie est provoquée par la souche Bundibugyo. L’Organisation mondiale de la santé l’a classée comme une urgence de santé publique de portée internationale. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu en RDC afin de rencontrer les autorités et les partenaires engagés dans la riposte.

Les autorités congolaises sont désormais appelées à régler rapidement les arriérés réclamés par les soignants. Une interruption prolongée des activités pourrait affecter l’identification des nouveaux cas, l’isolement des malades et le suivi des contacts. Dans une épidémie aussi rapide, chaque retard augmente le risque de voir de nouvelles zones touchées.

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