Les universités publiques kényanes sont entrées dans une nouvelle période de perturbations après le déclenchement d’une grève des personnels universitaires. Le mouvement a commencé le 2 octobre à la suite de l’échec des négociations portant sur la convention collective 2025-2029. Dans plusieurs établissements, des enseignants ont cessé les cours, obligeant des étudiants à interrompre ou réorganiser leurs activités académiques quelques semaines seulement après le début de la période universitaire.
The Standard estime que plus de 700 000 étudiants pourraient être concernés à l’échelle du système public. Ce chiffre mesure la population potentiellement exposée aux conséquences de la grève et ne signifie pas que tous les campus sont touchés avec la même intensité. Les effets dépendent de la participation locale au mouvement, des calendriers de chaque université et des mesures prises par les administrations pour maintenir certains services.
Le désaccord porte sur la convention collective couvrant la période 2025-2029, qui doit encadrer notamment les conditions de rémunération et de travail. Les syndicats universitaires considèrent que les discussions avec les autorités n’ont pas permis de parvenir à un accord satisfaisant. Les établissements se retrouvent donc confrontés à une double incertitude : la durée de la mobilisation et le calendrier de reprise des enseignements interrompus.
La situation exerce une pression particulière sur les étudiants récemment revenus sur les campus, avec le risque de décalages pour les cours, les évaluations et les programmes de recherche. Les prochaines négociations détermineront si le mouvement peut être rapidement suspendu ou s’il s’installe dans la durée. Pour l’instant, aucune date générale de reprise n’a été annoncée pour l’ensemble des universités publiques concernées.
La durée du conflit sera déterminante pour le calendrier universitaire. Quelques jours d’interruption peuvent être absorbés par des réaménagements locaux, tandis qu’un mouvement prolongé obligerait les établissements à revoir davantage de cours, d’examens et de soutenances. Les étudiants attendent donc surtout une reprise rapide des négociations.







