Le Ghana cherche à éviter que les récoltes abondantes de maïs ne se transforment en catastrophe pour les agriculteurs. Dans l’Upper West, le gouvernement mise sur l’augmentation des capacités de transformation à Tumu pour absorber davantage de production et stabiliser les prix.
Une précision est importante : il ne s’agit pas d’une nouvelle usine annoncée en septembre. KEDAN Limited exploite déjà à Tumu une unité de transformation du maïs, et une installation modernisée d’environ 2 millions de dollars a été inaugurée en janvier 2026 avec une capacité annoncée allant jusqu’à 7 000 tonnes par an.
Le gouvernement cherche désormais à soutenir l’expansion de cette capacité, notamment à travers des financements liés à Ghana EXIM Bank. L’objectif est d’acheter davantage de maïs aux producteurs pendant les périodes de surproduction et de le transformer en farine, gritz, aliments fortifiés ou intrants pour l’alimentation animale.
Cette approche répond à un problème récurrent : lorsqu’une récolte est très bonne, les producteurs peuvent voir les prix s’effondrer faute de stockage, de transformation ou d’acheteurs suffisants. Une industrie locale plus importante permet de transformer un excédent temporaire en matière première industrielle.
Le cas de Tumu correspond à l’ambition plus large de Mahama de rapprocher agriculture et industrie. Le véritable test sera la capacité à reproduire ce modèle dans d’autres régions et pour d’autres produits afin que les surplus agricoles ne deviennent plus synonymes de pertes pour les exploitants.
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