La grève nationale des enseignants se poursuit au Ghana après une nouvelle réunion sans accord définitif entre le gouvernement et les trois organisations engagées dans le mouvement. Les représentants de la Ghana National Association of Teachers, de la National Association of Graduate Teachers et de la Pre-Tertiary Teachers Association of Ghana ont rencontré vendredi 2 octobre les ministres et responsables concernés. À l’issue des discussions, les syndicats ont indiqué avoir reçu de nouvelles propositions qu’ils examineront avant une nouvelle rencontre prévue mardi 6 octobre.
Les négociations portent sur trois dossiers principaux : le placement automatique des enseignants promus sur leur nouveau grade, la négociation d’une nouvelle convention collective et l’application d’une indemnité de 20 % pour les zones considérées comme défavorisées. Thomas Musah, secrétaire général de la GNAT, a expliqué que ces sujets avaient été examinés mais qu’aucune conclusion n’avait encore été trouvée. La grève reste donc en vigueur pendant l’étude des propositions remises par le gouvernement.
Le ministre de l’Éducation, Haruna Iddrisu, a de son côté appelé les syndicats à suspendre l’action, en assurant que les engagements sur les promotions et les arriérés seraient respectés. Les autorités ont annoncé la poursuite de la validation des dossiers d’enseignants concernés par des paiements liés à leur avancement. D’autres déclarations gouvernementales évoquent jusqu’à 51 000 dossiers à vérifier, mais le calendrier de paiement complet dépend encore des procédures administratives et des résultats de la négociation.
Le prochain rendez-vous du 6 octobre devient le principal point de sortie possible de cette séquence sociale. D’ici là, l’enseignement reste perturbé dans les établissements concernés et les syndicats conservent leur levier de pression. Le désaccord ne porte plus seulement sur une revendication salariale ponctuelle : il associe promotions, conditions de service et traitement différencié des enseignants affectés dans les zones difficiles.
Le gouvernement et les syndicats restent donc engagés dans une négociation encore ouverte. La réunion de mardi doit permettre de savoir si les propositions remises vendredi répondent suffisamment aux revendications pour permettre une suspension du mouvement ou si les enseignants maintiennent la pression dans les établissements.







