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France : Macron condamne les violences du 17 octobre et demande des comptes

Une rue française marquée par les incendies et les violences du week-end des 17 et 18 octobre 2026.
Une rue française marquée par les incendies et les violences du week-end des 17 et 18 octobre 2026.
PaysFrance
PersonnalitésEmmanuel Macron

Emmanuel Macron a pris la parole à la télévision dimanche 18 octobre, au lendemain des manifestations nationales émaillées de pillages et de violences. Le président français a condamné les destructions commises en marge d’un mouvement né de préoccupations sociales, notamment le coût de la vie. Il a annoncé avoir demandé un examen des éventuelles défaillances dans la collecte de renseignements et la préparation des forces de l’ordre. Cette intervention marque une tentative de reprise en main d’une situation qui a suscité de vives critiques contre l’exécutif.

Les manifestations du 17 octobre ont rassemblé des publics très différents, des lycéens et étudiants à des personnes dénonçant la cherté de la vie. Dans plusieurs villes, des cortèges pacifiques ont côtoyé des groupes responsables de dégradations, selon les autorités et les récits recueillis par la presse. La réponse policière et la protection des commerces ont été contestées par des élus et des habitants. Le président a insisté sur la nécessité de distinguer le droit de manifester des actes de violence, qui relèvent de poursuites judiciaires.

Au-delà de la condamnation, Macron a indiqué vouloir donner aux préfets et aux maires les moyens d’interdire certains rassemblements lorsque les circonstances le justifient. La portée concrète de ces annonces dépendra du cadre juridique applicable et des décisions prises localement. Des associations de défense des libertés publiques pourraient s’inquiéter de restrictions trop larges, tandis que des commerçants demandent une protection plus efficace. Le débat porte donc autant sur la sécurité que sur les garanties entourant la liberté de manifestation.

Le chef de l’État a également demandé au gouvernement d’organiser un dialogue réunissant des représentants de la jeunesse, des enseignants, des syndicats, des parlementaires et des entreprises. Aucune solution budgétaire détaillée n’a encore été présentée à l’issue de l’allocution. Les prochaines réunions devront montrer si l’exécutif parvient à répondre aux revendications sociales sans réduire la crise à sa seule dimension sécuritaire. L’enquête sur la préparation du maintien de l’ordre constituera un autre test de transparence.

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