Le gouvernement français va prolonger jusqu’au 31 décembre plusieurs aides ciblées destinées aux secteurs les plus exposés à la hausse des prix du carburant. Sébastien Lecornu veut maintenir un soutien spécifique aux pêcheurs, au bâtiment et à l’agriculture plutôt qu’une baisse générale de la fiscalité pour tous les automobilistes.
L’aide aux pêcheurs doit passer de 25 à 35 centimes par litre. Les entreprises du BTP éligibles continueront de bénéficier d’un soutien sur le gazole non routier, tandis qu’un dispositif distinct sera maintenu pour les agriculteurs. L’exécutif justifie ces mesures par la hausse des cours de l’énergie liée au conflit iranien et par les difficultés de trésorerie dans certains secteurs.
L’annonce intervient aussi après les mobilisations sociales du 15 septembre et plusieurs actions de pêcheurs autour de dépôts pétroliers. Le gouvernement cherche donc à amortir la hausse des coûts sans rétablir un mécanisme universel de ristourne à la pompe.
Le choix des aides sectorielles pose désormais la question de leur durée si les prix restent élevés au-delà de décembre. Pour l’exécutif, il s’agit d’un dispositif temporaire de protection de l’activité et de l’emploi ; pour les professions concernées, l’enjeu sera de savoir si le niveau de soutien compense réellement leurs surcoûts.







