Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé une nouvelle politique de restrictions de visas visant certains ressortissants étrangers liés à l’Afrique du Sud. Le dispositif cible les personnes que Washington considère comme responsables ou complices de politiques permettant des expropriations sans compensation, des discriminations raciales ou des incitations à la violence.
Rubio n’a pas publié de liste de noms. Les restrictions peuvent également concerner certains membres de famille et s’inscrivent dans une série de mesures prises par l’administration Trump contre Pretoria.
Le gouvernement sud-africain conteste depuis plusieurs mois le cadrage américain, notamment l’idée d’une persécution institutionnelle des Blancs. Pretoria affirme que sa politique foncière et ses mesures de réparation raciale visent à corriger les inégalités héritées de l’apartheid et doivent être évaluées dans ce contexte.
Le dossier ajoute un nouvel étage aux tensions bilatérales, déjà alimentées par les divergences sur la politique intérieure sud-africaine et plusieurs sujets de politique étrangère. Les effets concrets dépendront maintenant des personnes auxquelles Washington appliquera effectivement ces restrictions.







