Dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, l’Assemblée nationale béninoise a adopté une révision constitutionnelle portant le mandat présidentiel de cinq à sept ans, tout en maintenant la limite de deux mandats. Le texte crée aussi un Sénat (25 à 30 membres, dont des personnalités nommées et d’anciens chefs d’État) et devra encore passer les étapes juridiques finales avant promulgation. La réforme ne s’appliquerait qu’après la présidentielle d’avril 2026 , elle n’allonge pas le mandat en cours. Vote acquis par 90 voix contre 19, selon les comptes rendus parlementaires et agences.
L’opposition dénonce des irrégularités de procédure et redoute qu’un Sénat aux pouvoirs de renvoi des lois renforce l’influence du camp présidentiel après 2026. Côté majorité, on défend une stabilité institutionnelle censée mieux caler le calendrier électoral et les politiques publiques de long terme. Le chef de l’État Patrice Talon doit quitter ses fonctions après deux mandats, ses alliés ayant adoubé Romuald Wadagni pour 2026 ; la réforme ne change pas cette équation.









