Les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir mené une attaque au missile contre un pétrolier saoudien au large de Yanbu, sur la côte occidentale de l’Arabie saoudite. Les autorités saoudiennes n’avaient pas confirmé l’incident dans l’immédiat et aucune information précise n’était disponible sur l’identité du navire, les éventuels dégâts ou la situation de son équipage.
Cette nouvelle revendication intervient alors que Yanbu joue un rôle stratégique dans les exportations énergétiques saoudiennes. Le royaume utilise davantage ses infrastructures de la mer Rouge pour contourner les perturbations touchant le détroit d’Ormuz. Une dégradation de la sécurité autour de Yanbu et de Bab el-Mandeb menacerait ainsi l’une des principales voies alternatives utilisées pour acheminer le pétrole du Golfe.
L’annonce des Houthis a immédiatement pesé sur les marchés. Le Brent est remonté au-dessus de 80 dollars le baril, tandis que le pétrole américain WTI a également progressé. Ce rebond a effacé une partie du recul enregistré la veille, lorsque les espoirs de désescalade entre les États-Unis et l’Iran avaient provoqué une baisse importante des cours.
Les compagnies maritimes avaient déjà commencé à adapter leurs itinéraires face aux menaces. Six superpétroliers battant pavillon saoudien ont récemment évité le golfe d’Aden pour contourner l’Afrique, un détour susceptible d’ajouter au moins 25 jours de navigation. Cette nouvelle attaque risque donc d’augmenter les coûts d’assurance, de ralentir les livraisons et de fragiliser les efforts diplomatiques engagés dans la région.







