Le Ghana veut disposer d’une réserve dédiée aux urgences touchant ses ressortissants à l’étranger. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a annoncé la préparation d’un Diaspora Consular Fund, après l’évacuation de 1 964 Ghanéens d’Afrique du Sud sur fond de violences et d’intimidations xénophobes.
L’opération, menée du 27 mai au 4 septembre, a représenté une dépense de près de 49,7 millions de cedis, selon le bilan gouvernemental. Ces interventions ont montré la difficulté à mobiliser rapidement des moyens lorsqu’une crise n’avait pas été prévue dans le budget initial.
Le fonds doit permettre de financer les évacuations, les rapatriements et d’autres interventions consulaires urgentes. L’objectif est de moins dépendre de décisions financières prises au cas par cas, pendant que les personnes concernées attendent une solution. Le ministre a présenté le dispositif lors d’un point de presse à Accra, le 7 septembre.
Il s’agit encore d’un projet annoncé. Le montant de sa dotation, ses sources de financement et les règles d’utilisation devront préciser sa portée réelle. Une réserve d’urgence peut accélérer la réponse de l’État, mais elle doit aussi être accompagnée de procédures transparentes. C’est cette organisation qui déterminera si la prochaine évacuation pourra commencer plus vite, plutôt que d’ouvrir une nouvelle recherche de financements dans l’urgence.







