L’administration de Donald Trump a été désavouée dans 75 affaires portant sur le premier amendement depuis le début de son second mandat. Selon une analyse de Reuters, les juges fédéraux ont examiné 93 procédures invoquant notamment la liberté d’expression, de religion ou de la presse. Dans plus de quatre dossiers sur cinq, ils ont estimé que les mesures gouvernementales avaient enfreint ces protections constitutionnelles.
Les décisions concernent des domaines très variés. Des magistrats ont dénoncé des représailles visant des étudiants et enseignants engagés en faveur de la Palestine, la suppression de subventions accordées à certaines universités, des sanctions contre des cabinets d’avocats ou encore des restrictions imposées aux médias. Plusieurs jugements ont également contesté l’usage excessif de la force lors de manifestations.
L’étude montre que dix de ces 75 décisions ont été rendues par des juges nommés par des présidents républicains. La Maison-Blanche rejette cependant ces conclusions et accuse certains magistrats de dépasser leurs compétences en freinant l’action de l’exécutif. L’administration a engagé des recours dans environ deux tiers des dossiers défavorables.
Certaines décisions restent provisoires ou suspendues pendant les procédures d’appel. Dans 15 affaires, les autorités ont déjà obtenu l’annulation ou le gel total ou partiel d’un jugement défavorable. Ce bilan judiciaire place néanmoins Donald Trump face à une contradiction majeure, lui qui avait promis dès son investiture de restaurer la liberté d’expression et de mettre fin à la censure gouvernementale.







